Réussir lait 23 décembre 2015 à 08h00 | Par Annick Conté

Un soutien à l'investissement très variable selon les régions et les pays

De 7% à 40%. La part des moyens budgétaires fléchés en faveur de la compétitivité varie fortement selon les régions et les pays, d'après une première comparaison de l'Institut de l'élevage.

Abonnez-vous Réagir Imprimer
En Bretagne, 40% du programme de développement rural breton 2014-2020 vont à l'investissement/installation.
En Bretagne, 40% du programme de développement rural breton 2014-2020 vont à l'investissement/installation. - © M. Portier

Le même projet d'agrandissement ne sera pas soutenu du tout de la même façon selon les pays mais aussi selon les régions. C'est l'effet du nouveau pouvoir d'orientation confié en France aux régions ; ce sont elles qui ont désormais  la main sur la mise en œuvre du développement rural au travers de 21 programmes de développement ruraux (PDR) régionaux. L'Institut de l'élevage vient de réaliser une comparaison des PDR de plusieurs régions: Bretagne, Pays de la Loire, Auvergne, Basse-saxe, Bavière, et de plusieurs pays: Pays-Bas, Danemark, Irlande. Des pays et des régions où la production laitière a une importance majeure.

L'Institut a comparé les moyens budgétaires attribués au soutien aux investissements (1) et  à l'installation (pour la France). Rapporté au cheptel du pays ou de la région, c'est en Auvergne ( avec 200 €/UGB) et en Bavière (avec 130 €/UGB) que les efforts sont les plus importants. Le Danemark, avec 20 €/UGB, est en retrait. Les autres zones sont à des niveaux comparables autour de 50 €/UGB.

Un budget de 20 à 200 €/UGB selon les pays et les régions

Si l'on s'intéresse au pourcentage des moyens disponibles, c'est en Bretagne que le fléchage en faveur de la compétitivité est le plus fort : 40% du PDR breton  2014-2020 vont à l'investissement/installation. En Auvergne (16%), Irlande (7%) et Bavière (13%), il y a un effet de dilution dû au soutien aux zones défavorisées (ICHN) ou herbagères. Les Pays-Bas et les Pays de la Loire sont, avec 25% du PDR régional, en position intermédiaire.

L'Institut souligne que les pays d'Europe du Nord cherchent à favoriser la croissance d'une minorité d'exploitations (moins de 10%) avec un soutien conséquent. Contrairement à la France, où le pourcentage d'exploitations visées par les mesures de soutien reste plus important (25-30%).

Ces choix différents se retrouvent au niveau des modalités d'égibilité des projets. La comparaison montre, au niveau des aides à l'investissement, de gros écarts de plancher et plafond, de taux, de prise en charge ou non des travaux de mise aux normes, de bonifications. Et ceci tant au niveau européen qu'au niveau français.

(1) Mesure phare de la priorité 2 "compétitivité et viabilité des exploitations" du second pilier de la PAC.

- © Infographie Réussir

Réagissez à cet article

Attention, vous devez être connecté en tant que
membre du site pour saisir un commentaire.

Connectez-vous Créez un compte ou

Les opinions émises par les internautes n'engagent que leurs auteurs. Réussir Lait se réserve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et règlements en vigueur, et décline toute responsabilité quant aux opinions émises,

Question du mois

Utilisez-vous un pédiluve ?

Répondez à la question

À LA UNE DANS LES RÉGIONS

» voir toutes 22 unes régionales aujourd'hui