Réussir lait 02 mars 2016 à 08h00 | Par A. Conté

Un contrat tripartite entre Auchan, la LSDH et l’APLBC

Dans la région Centre, un accord sur une durée de trois ans entre une OP, une laiterie et un distributeur vient de voir le jour. Il prend en compte le coût de l’alimentation au travers de l’Ipampa.

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- © Auchan

C’est le premier contrat du genre en France en lait conventionnel : un contrat tripartite entre Auchan, la Laiterie Saint- Denis-de-l’Hôtel (LSDH) et l’association des producteurs de lait de la région Centre (APLBC). L’engagement est pris pour une durée de trois ans renouvelable, avec effet rétroactif au 1er janvier.

« Notre objectif est d’éviter les variations très importantes des prix payés aux producteurs de ces dernières années, tout en étant dans le marché », affirme Olivier Vandebeulque, chef de groupe des marques distributeurs frais chez Auchan. « Nous avons des intérêts communs. Les pourparlers ont été entamés depuis plus d’un an, explique Éric Gaudron, vice-président de l’APLBC. La démarche a été menée dans un esprit constructif, dans l’intérêt des trois parties. L’enjeu est de sortir de la spirale de fluctuation des prix mais aussi de pérenniser la production dans notre région Centre, une région en déprise laitière. »

L’accord repose sur des indicateurs publics. Il prévoit une « totale transparence » aux dires des trois parties. Le prix du lait payé aux producteurs est basé sur le contrat initial signé entre l’APLBC et la LSDH. Mais pour éviter une trop forte volatilité, il est fixé par rapport à la moyenne des six derniers semestres des indicateurs Cniel, au lieu d’un prix fixé au mois le mois.

Éviter l’effet dévastateur de la volatilité

Il prend également en compte l’indice Ipampa alimentation publié tous les mois : « le coût de l’alimentation ne peut être supérieur à 30 % du prix du lait, détaille Philippe Leseure, directeur filières LSDH. À terme on devrait évoluer vers 25 %. »

Le contrat prévoit par ailleurs un tunnel basé sur les indicateurs Cniel du trimestre en cours. « Ce tunnel permet de prendre en compte partiellement une embellie ou une baisse. Le prix ne peut avoir un écart supérieur à 30 euros par rapport aux indicateurs du mois. » Par exemple si le calcul basé sur la moyenne des six derniers semestres aboutit à 330 euros et que les indicateurs du moment sont à 270, le prix sera de 300. Inversement, si le calcul aboutit ...

LIRE LA SUITE dans la revue de mars 2016, n°300, page 20.

Une obligation de pâturage

Le lait sous contrat répond à un cahier des charges basé sur la charte des bonnes pratiques et des exigences en termes de bien-être animal, notamment une obligation de pâturage. « On est dans une démarche d’amélioration continue, avec un suivi régulier des exploitations et un contrôle par un organisme externe. Une dizaine de points seront suivis (boiteries, état de santé général, taux cellulaires, stress des animaux… », précise Philippe Leseure de la LSDH.

Auchan a d’ailleurs déjà tourné des petits films dans plusieurs élevages pour promouvoir la démarche. « Face aux nombreuses attaques sur les filières animales, l’intérêt est aussi d’amener une autre image de l’élevage », souligne Éric Gaudron de l’APLBC.

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