Réussir lait 09 janvier 2017 à 08h00 | Par Annick Conté

Savoir écouter pour faire baisser la pression

France Conseil élevage a conçu un outil pour aider les conseillers à gérer les situations de crise.

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Etre à l'écoute de l'éleveur permet de faire baisser la pression, d’identifier ses vrais soucis, de réussir à le projeter dans les actions prioritaires.
Etre à l'écoute de l'éleveur permet de faire baisser la pression, d’identifier ses vrais soucis, de réussir à le projeter dans les actions prioritaires. - © Jérôme Chabanne

Accompagner les éleveurs en temps de crise n’est pas simple pour les conseillers. Pas facile pour eux de ne pas se sentir parfois dépassés par la situation et de continuer à parler technique. “La relation de proximité de nos conseillers fait qu’ils sont souvent en première ligne pour aider les éleveurs à faire face à une situation économique ou même familiale difficile », a souligné Dominique Davy président de France Conseil élevage (FCEL) lors d’une conférence de presse en avant-première de l’assemblée générale qui s’est tenue le17 novembre 2016. Pour les conforter, FCEL a donc élaboré un « outil méthodologique en dix points ». L’objectif est d’amener les conseillers à faire parler les éleveurs par un questionnement très ouvert. “Ce temps d’écoute permet de faire baisser la pression, d’identifier les vrais soucis de l’éleveur, de réussir à le projeter dans des actions à travailler en priorité. Pour le conseiller, il s’agit aussi d’assumer les limites de ses compétences : il faut savoir relayer aux bons interlocuteurs (MSA ou autres…)”, a expliqué Agnès Lejard, en charge du conseil à FCEL.

”Une relation construite sur du temps long”

La relation de proximité, bâtie sur la durée, permet aux Ecel “d’être extrêmement réactifs”. Cela a été le cas face au plan d’aides à la réduction temporaire des livraisons. “Nous sommes intervenus très vite grâce à notre bonne connaissance des élevages et de leur dynamique, et aux données disponibles chez ceux qui font une prévision de production laitière régulière, soit deux-tiers de nos adhérents (environ la moitié des élevages français)", affirme Serge Bazin, directeur. Deux catégories d’élevages ont ainsi été repérées entre le 30 août (annonce du plan national détaillé) et le 21 septembre (date butoir de la première période du plan européen) : “ceux qui de toute façon auraient produit moins sur le dernier trimestre 2016, et ceux qui pouvaient lever le pied sans pénaliser leur capacité à rebondir en privilégiant le levier alimentaire”.

10 % d’adhérents en moins en 2016 suite aux arrêts de production

En 2016, le nombre d’adhérents aux Ecel (Entreprises de conseil en élevage) devrait diminuer de 10 % environ, le double de la tendance des dernières années. Plutôt moins dans l’Ouest qu’ailleurs (hormis certaines zones d’AOP). Ce sont essentiellement des arrêts de production : « beaucoup de belles structures qui ont investi et n’arrivent pas à faire face à la conjoncture, déplore Serge Bazin. Très peu d’adhérents ont quitté leur Ecel suite à la crise. "les éleveurs ont plutôt allégé le contrôle de performances (diminution du nombre de passages, protocole B…), mais très peu les services de conseil.” En 2015, les Ecel ont réduit en moyenne leurs effectifs de salariés de 3 % par non remplacement des départs, le taux sera plus important fin 2016.

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