Réussir lait 29 juin 2017 à 08h00 | Par Annick Conté

Reproscope pour améliorer ses performances de repro

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L'observatoire national des performances de reproduction des troupeaux bovins laitiers et allaitants comprendra une vingtaine de critères de reproduction.
L'observatoire national des performances de reproduction des troupeaux bovins laitiers et allaitants comprendra une vingtaine de critères de reproduction. - © Franck Mechekour

Lancé en 2014, le programme national Reproscope arrive à terme et proposera prochainement différents outils.
Le premier est un observatoire national des performances de reproduction des troupeaux bovins laitiers et allaitants construits avec les données de plus de 7 millions d’animaux et 190 000 troupeaux issues des bases nationales (BDIN et SNIG). Cet observatoire en ligne comprendra une vingtaine de critères de reproduction (sur les vaches et génisses % de réussite, IVV…) en fonction de différents paramètres (région, race, niveau de production, saison de vêlage, taille du troupeau…).
Le second outil est un référentiel des objectifs de repro par système d’élevage pour les races Prim’Holstein, Montbéliarde et Normande. Ce référentiel s’appuie sur les typologies existantes. « La variabilité intersystème est très importante : + ou – 63 jours d’IVV moyen, souligne Fabrice Bidan de l’Institut de l’élevage. Mais à l’intérieur d’un même système, l’écart d’IVV varie de 23 à 114 jours selon les systèmes. »

Estimer le gain économique d’une amélioration des performances

Reproscope permettra par ailleurs à un éleveur de se positionner par rapport à des élevages similaires, et ainsi d’estimer ses marges de progrès techniques et économiques. Pour cela, il devra saisir le profil de son troupeau, sa conduite de reproduction, ses performances et le système d’élevage. « Il pourra mesurer le gain économique à attendre d’une amélioration des performances. Si l’on prend l’exemple d’un élevage du Grand Ouest avec 60 Prim’Holstein en vélages étalés et 9550 litres/ha, le gain potentiel sur la marge brute en passant d’un IVV de 425 jours à 415 jours est de 27 €/vache/an, détaille Fabrice Bidan. Mais en fonction des caractéristiques du troupeau et de la conjoncture, le gain à attendre d’une réduction de 10 jours de l’IVV varie 3 à 55 €/vache/an. Ce gain est à mettre en parallèle avec le coût des leviers plus ou moins faciles à mettre en place. »

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