Réussir lait 09 mars 2012 à 16h55 | Par E. Bignon

« Nous pratiquons le semis de maïs bi-variétés »

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- © D. David

Dominique David, au Gaec Cour du Tremblay, dans le maine et Loire

« Cela fait trois campagnes que nous semons une association de deux variétés de maïs au lieu d’une seule. Notre réflexion a commencé en 2006. Cette année-là, nous avions déchanté suite au faible rendement en maïs fourrage. La variété que nous utilisions et qui marchait bien d’habitude, avait mal fécondé. Or, d’autres variétés semées en même temps avaient, elles, bien résisté. D’où l’idée de semer un binôme variétal pour assurer une régularité de rendement.

En parallèle, notre coopérative a mené des essais grandeur nature sur des couples variétaux, en visant une complémentarité agronomique. Par exemple, des variétés résistantes aux conditions climatiques difficiles sont associées à d’autres plus productives. Nous semons uniquement des couples variétaux d’indices de précocité proches, qui ont été validés au préalable par la coop en essais pluriannuels.

Parmi les couples testés, seulement un sur deux répond positivement en rendement. Alors pas question de se lancer tout seuls ! En moyenne, il y a 2 à 3 % de rendement supplémentaire. Nous ne le vérifions pas à l’oeil nu, mais par contre en conditions difficiles les binômes utilisés ont pour l’instant bien tiré leur épingle du jeu. C’est une sécurité qui ne coûte pas plus cher qu’un semis classique. Nous semons les deux variétés en alternance trois rangs par trois rangs.

TOUS LES BINÔMES VARIÉTAUX NE S’AVÈRENT PAS PROBANTS

Sur 65 hectares de maïs, quatre binômes différents vont être semés. D’habitude, le rendement moyen tourne autour de 11 tMS/ha. Visuellement, les différences entre variétés apparaissent nettement au champ. Parfois, une variété semble moins vigoureuse à la levée, puis finalement le rapport s’inverse en cours de culture.

Cette pratique présente aussi un intérêt sur le plan nutritionnel pour les laitières. Les variétés mariées sont complémentaires et il y a une meilleure homogénéité du fourrage au silo. Les variétés aux caractéristiques alimentaires différentes sont mélangées dès la récolte et le passage d’une variété à une autre, sans transition alimentaire au fil de l’avancement du silo, se fait plus en douceur. »

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