Réussir lait 20 août 2015 à 08h00 | Par Franck Mechekour

Moins de pertes au silo avec des films barrière à oxygène

L'Inra du Pin a testé cet hiver trois alternatives à la couverture des silos d'herbe avec une bâche standard de 150 microns et des pneus. Ces systèmes ont limité les pertes au silo entre 7 et 11 %.

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La qualité de la couverture des silos est l'un des facteurs prépondérants pour réduire les pertes tant sur le plan quantitatif que qualitatif.
La qualité de la couverture des silos est l'un des facteurs prépondérants pour réduire les pertes tant sur le plan quantitatif que qualitatif. - © Costie Pruilh

La qualité de la couverture des silos est l'un des facteurs prépondérants pour réduire les pertes tant sur le plan quantitatif que qualitatif. « Des travaux récents de l'Inra du Pin ont permis de réactualiser nos connaissances sur le niveau des pertes pour les ensilages d'herbe. Ils ont montré qu'elles pouvaient varier entre 7 % pour un ensilage à 35 % de matière sèche et 17 % pour un ensilage à 20 % MS », a expliqué Jean-Jacques Beauchamp, de la chambre d'agriculture du Calvados, lors des Prairiales de Normandie qui se sont déroulées à l'Inra du Pin le 18 juin dernier. Autrement dit, « environ 5 % de pertes au silo sont incompressibles ». En revanche, des marges de progrès existent au niveau de la qualité de la couverture des silos.

Diminution de la dégradation des protéines

L'Inra a testé durant l'hiver 2014/2015 trois techniques nouvelles de couverture qui utilisent notamment des films barrière à oxygène. Exit les pneus, les films sont protégés par des filets, le tout étant maintenu par des boudins. « Les pertes au silo ont varié entre 7 et 11 % contre 15 % pour la couverture avec une bâche standard de 150 microns et des pneus. Même si ce résultat ne repose que sur une seule observation, il a le mérite de montrer que l'on peut éviter 5 % de pertes sur des silos déjà bien confectionnés. » Par ailleurs, la meilleure conservation permet de réduire la dégradation des protéines est donc « d'améliorer la teneur en PDIE du fourrage », insiste Jean-Jacques Beauchamp. Lequel rappelle que l'autonomie en protéines « passe entre autre par la qualité des silos d'herbe », et que dans ce domaine « il reste encore beaucoup de choses à étudier ». Et d'ajouter : « tout ce qui a été dit et prescrit pour l'ensilage de maïs mériterait d'être appliqué à l'herbe ».

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