Réussir lait 04 septembre 2017 à 08h00 | Par Costie Pruilh

Les ventes de camembert de Normandie progressent

Les quatre AOP fromagères poursuivent leurs efforts pour augmenter la valeur ajoutée dans la filière.

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Camembert de Normandie, livarot, pont-l’évêque et neufchâtel forment une filière qui compte 539 exploitations laitières pour 231 millions de litres collectés, près de 100 millions de litres valorisés en fromages AOP, et près de 10 000 tonnes de fromages AOP vendues.

Les ventes du camembert de Normandie sont encourageantes : + 10,7 % à 5 549 tonnes vendues, après des années de stagnation autour de 5 000 tonnes. "Les cinq premiers mois de l’année 2017 confirment cette tendance (+ 10 %). On peut espérer que nos efforts de communication portent leurs fruits. Par contre, les ventes des autres fromages continuent de baisser, même si la baisse est moins forte en 2016. Nous poursuivons notre communication commune aux quatre fromages AOP normands, dans la presse, sur les réseaux sociaux, avec l’événement gastronomique Flyin chef, des partenariats…", développe Benoît Duval, président de l’Union des producteurs de lait AOP camembert de Normandie, livarot et pont-l’évêque. Un projet de Route des fromages (réseau de fromageries et d’élevages laitiers ouverts au public) est en cours de construction par l’association des ODG (1) laitiers normands et le syndicat du fromage neufchâtel, sur le modèle de ce qu’a réalisé le comté. Le lancement est prévu en mars 2018.

Benoît Duval, président de l'Union : " L'IGP lait de Normandie ne doit pas être une IGP au rabais, sinon ça ne changera rien à la concurrence déloyale que nous subissons."
Benoît Duval, président de l'Union : " L'IGP lait de Normandie ne doit pas être une IGP au rabais, sinon ça ne changera rien à la concurrence déloyale que nous subissons." - © C. Pruilh

Début de construction d’une IGP lait de Normandie

Le renforcement du cahier des charges, et notamment l’obligation au 1er mai 2017 d’un minimum de 50 % de vaches normandes dans le troupeau laitier au niveau de l’opérateur pour le camembert et le pont-l’évêque et 100 % pour le livarot, a entraîné quelques démissions d’éleveurs. "Les AOP ont perdu 10 % d’exploitations par rapport à 2016. Dans les six prochains mois, il y aura sans doute d’autres démissions", souligne le président. Cela fait six millions de litres collectés en moins. "L’érosion est moins forte que prévue. Il y a un effet crise, et certains transformateurs ont fait un effort pour assurer leur approvisionnement."

Autre actualité loin d’être résolue, le camembert Fabriqué en Normandie. La filière AOP préfère éviter d’attaquer en justice le Fabriqué en Normandie pour usurpation d’image. Une solution est recherchée collectivement avec l’Inao et elle s’oriente sur la création d’une IGP lait de Normandie pour le camembert conventionnel (2). "Le groupe de travail sur l’IGP a retenu trois axes : une exigence sur la race, l’alimentation et le lien au territoire. Les discussions en sont au tout début. Parallèlement, l’OS normande a acté le projet de créer une STG bœuf normand (Spécialité traditionnelle garantie), ainsi que la création d’une STG lait de Normande", indique Benoît Duval.

(1) Organisme de défense et de gestion.

(2) Voir aussi article " Nouvelle donne pour les AOP normandes ".

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