Réussir lait 28 septembre 2017 à 08h00 | Par Costie Pruilh

"Le "sans OGM" nous conduit à plus d'autonomie protéique"

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Le lait des éleveurs de la Bresse et du Val de Saône est issu de vaches nourries sans OGM.
Le lait des éleveurs de la Bresse et du Val de Saône est issu de vaches nourries sans OGM. - © LSDH

Les 51 exploitations laitières de la coopérative Lait Bresse Val de Saône, dans l'Ain, livrent la Laiterie Saint Denis de l'hôtel (LSDH) qui transforme et conditionne leur collecte (26 millions de litres) en lait de consommation sous deux marques : C'est qui le patron et le lait de la Bresse et du Val de Saône. Ces deux marques garantissent un lait issu de vaches nourries sans OGM. "Aujourd'hui, les 51 exploitations adhérentes de la coopérative sont certifiées sans OGM", assure Martial Darbon, président de la coopérative.

Les marques "C'est qui le patron"  et  "lait des éleveurs de la Bresse et du Val de Saône" valorisent près de 95 % de la collecte des 51 exploitations qui produisent pour la coopérative de l'Ain.
Les marques "C'est qui le patron" et "lait des éleveurs de la Bresse et du Val de Saône" valorisent près de 95 % de la collecte des 51 exploitations qui produisent pour la coopérative de l'Ain. - © LSDH

Cette année a été propice à une alimentation sans OGM. "Une très bonne pousse de l'herbe, de qualité. Je dirais qu'à 98%, les adhérents utilisent en complément de leurs fourrages, du tourteau de colza, des drêches de blé, voire des drêches de brasserie. On évite le soja non OGM, très coûteux." Martial Darbon est optimiste sur la capacité des élevages français à produire du sans OGM en se passant du soja non OGM.

Éviter le tourteau de soja non OGM

Les éleveurs de la coopérative font davantage d'ensilage d'herbe précoce complémenté par du maïs épi. Ils produisent plus de fourrages riches en protéines : luzerne, trèfle, pois, méteil... "Nous voulons améliorer l'autonomie protéique de nos élevages. C'est grâce à notre prix du lait (390 €/1000 l sur les volumes valorisés par les marques, soit près de 95% de la collecte depuis juin dernier) que nous essayons plein de solutions. On peut se permettre de remplacer des cultures de vente par plus de prairies ou d'autres cultures fourragères, de prendre du temps, d'avoir des loupés... Bref, un prix du lait motivant rémunère notre recherche."

Le rêve de la coopérative ? Être certifié "alimentation 100% française". "Des PME commencent à s'intéresser à produire du tourteau régional", espère Martial Darbon.

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