Machinisme 12 mars 2014 à 08h00 | Par Michel Portier

Le robot de traite d’occasion gagne du terrain

La traite robotisée devient plus accessible et plus facilement évolutive avec les automates d’occasion, dont la fiabilité est garantie par les constructeurs.

Abonnez-vous Réagir Imprimer
- © M.Portier

Conséquence d’un marché du neuf très dynamique et d’un besoin de renouvellement croissant, le marché du robot de traite d’occasion continue à progresser. Principal acteur de ce marché, grâce notamment à son activité occasion Lely Taurus, Lely estime que les ventes d’automates d’occasion ont représenté 13 % du marché total en 2013, contre 10 % en 2012. Chiffre confirmé par le second acteur du marché, Delaval, qui annonce 100 robots d’occasion sur un marché d’environ 750 robots en 2013. Le constructeur Suédois précise également qu’il a vendu 25 à 30 unités d’occasion en 2013.

L’investissement d’occasion intéresse principalement deux profils d’élevage : la structure de taille modeste (moins de 50 VL) qui souhaite accéder à la traite automatisée à moindre coût, et les exploitations équipées d’un premier robot saturé qui sont contraintes d’augmenter leur cheptel sans pouvoir justifier l’achat d’un second robot neuf. Pour ces dernières, c’est aussi le moyen de disposer d’un second robot de même génération, facilitant son utilisation et son entretien. Autre cas de figure moins souvent rencontré: un jeune agriculteur qui souhaite investir dans un ou plusieurs robots de traite sans avoir la capacité financière d’investir dans une installation neuve.

 

Un reconditionnement par le constructeur ou le concessionnaire

L’accès au marché de l’occasion s’effectue exclusivement au travers des réseaux de distribution des constructeurs. Du fait de leurs parts de marché écrasantes jusqu’à ces dernières années, Lely et Delaval sont les seules marques à proposer une offre significative en occasion. Si elles ont en commun le reconditionnement de tous les robots repris avant leur revente, les deux marques n’ont pas la même approche de ce marché. Au travers de son activité Lely Taurus, le constructeur néerlandais refait passer dans son usine tous les robots repris, mis à part quelques modèles récents que le Lely Center pourra revendre directement, sans la garantie Lely Taurus. « La machine est complètement démontée et parfois même regalvanisée. La mise à jour technologique permet d’installer les capteurs et autres composants de dernière génération, détaille Zakhar Zhibril, responsable produit chez Lely. Seuls quelques modèles trop anciens de 12-15 ans ne sont pas récupérés, leur coût de reconditionnement serait trop élevé. » Une fois mis à jour, le robot est mis à disposition de tous les Lely Center du territoire qui peuvent le commercialiser avec une garantie d’un an.

La stratégie de Delaval repose principalement sur son réseau de concessionnaires. Ces derniers respectent un protocole de reprise, reconditionnement et mise en route. « Le concessionnaire est autonome, sauf pour la certification Delaval qui est effectuée par un de nos techniciens avant toute mise en route. La garantie appliquée est généralement de six mois », annonce Edouard Alix, responsable produit chez Delaval.

 

Des robots de différentes générations plus ou moins compatibles

L’installation d’un robot d’occasion répond aux mêmes critères qu’un modèle neuf. Certaines contraintes peuvent toutefois apparaître, lorsque le robot d’occasion complète un premier automate. Chez Lely, les modifications majeures dans la conception de l’Astronaut A4 ne facilitent pas la compatibilité avec les modèles d’ancienne génération. « Le logiciel de gestion du robot T4C et sa toute récente déclinaison mobile T4C in Herd sont compatibles avec des modèles Lely Taurus », relativise Zakhar Zhibril.

En ayant conservé une même conception à laquelle ont progressivement été apportées des améliorations, Delaval n’a aucune difficulté à rendre compatible des robots de différentes générations. « Cela explique par ailleurs la taille relativement modeste de notre parc occasion, bon nombre d’éleveurs préférant mettre à jour leur robot pour bénéficier des dernières technologies, plutôt que de le renouveler », assure Edouard Alix.

 

Retrouvez l'intégralité de l'article et les témoignages dans le numéro 278 de Réussir Lait.

Réagissez à cet article

Attention, vous devez être connecté en tant que
membre du site pour saisir un commentaire.

Connectez-vous Créez un compte ou

Les opinions émises par les internautes n'engagent que leurs auteurs. Réussir Lait se réserve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et règlements en vigueur, et décline toute responsabilité quant aux opinions émises,

Question du mois

Utilisez-vous un pédiluve ?

Répondez à la question

À LA UNE DANS LES RÉGIONS

» voir toutes 22 unes régionales aujourd'hui