Réussir lait 09 février 2016 à 08h00 | Par Bernard Griffoul

Le contrat de génération en emploi partagé

Destiné à créer un binôme jeune-senior, le contrat de génération s’applique aussi aux groupements d’employeurs avec, à la clé, une aide de 12 000 euros par emploi créé.

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Le salarié embauché doit avoir moins de 26 ans, ou moins de 30 ans dans le cadre d’une transmission d’exploitation.
Le salarié embauché doit avoir moins de 26 ans, ou moins de 30 ans dans le cadre d’une transmission d’exploitation. - © F. Mechekour

Le groupement d’employeurs agricoles (GEA) du Caldaguès-Aubrac, dans le Cantal, créé en 2013 par douze éleveurs, a embauché deux salariés en contrat de génération. Sans doute une première en France, tout au moins en Auvergne, car cette formule d’emploi destinée à favoriser le transfert de compétences entre un jeune et un senior était jusqu’alors réservée à des employeurs directs. La FNSEA Auvergne a défendu l’extension du contrat de génération à l’emploi partagé, faisant valoir le potentiel d’embauches qu’il recelait. Le contrat de génération permet de bénéficier d’une aide à l’emploi de 4000 euros par an sur trois ans, soit 12 000 euros au total. Les conditions pour bénéficier d’un emploi en contrat de génération sont peu limitatives. Le salarié embauché doit avoir moins de 26 ans (ou moins de 30 ans dans le cadre d’une transmission d’exploitation) et au moins un des adhérents du groupement d’employeurs doit avoir plus de 57 ans et doit rester en activité au moins six mois. L’embauche se fait en CDI. Ainsi, avec deux agriculteurs répondant au critère d’âge qui ont accepté d’adhérer, le GEA cantalien a pu employer deux salariés en contrat de génération. La demande d’aide peut être réalisée en ligne (http://travail-emploi.gouv.fr/contrat-de-generation,2232), auprès de Pôle emploi, de son comptable, des services emploi en agriculture...

Au moins un des adhérents doit avoir plus de 57 ans

« La possibilité d’utiliser le contrat de génération en GEA est une très bonne réponse aux enjeux de main-d’œuvre auxquels doit faire face le secteur agricole. Et, au travers de ces emplois, nous espérons faire naître de nouvelles vocations d’agriculteurs », se réjouit Pascal Servier, président de la commission emploi de la FNSEA Auvergne, lors du dernier Sommet de l’élevage. Le syndicat a mis en place un partenariat avec la DIRECCTE (administration en charge notamment de l’emploi) « pour promouvoir le dispositif contrat de génération au sein du monde agricole ». Cette démarche s’appuie sur un diagnostic et un appui conseil pour aider les agriculteurs à identifier leurs besoins en matière de main-d’œuvre et préparer la transmission de leur exploitation.

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