Réussir lait 22 mars 2016 à 08h00 | Par Bernard Griffoul

Laïta déploie sa charte de développement durable

La nouvelle charte de Laïta intègre quatre volets : bien-être animal, qualité, environnement, hommes et territoires. Les trois premiers font l’objet de diagnostics.

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La charte de développement durable concerne l’ensemble de la filière Laïta, de la vache jusqu’aux produits finis.
La charte de développement durable concerne l’ensemble de la filière Laïta, de la vache jusqu’aux produits finis. - © Laïta

La coopérative Laïta déploie depuis quelques mois sa nouvelle charte de développement durable, dont le contenu a été totalement refondu par rapport à l’ancienne charte Paysan Breton. Les diagnostics d’exploitation se poursuivent avec l’objectif que l’ensemble des 3 560 producteurs aient été auditionnés dans un délai de trois ans. Cette charte répond à quatre enjeux — bien-être animal, environnement, qualité, hommes et territoires — et concerne l’ensemble de la filière Laïta, « de la vache jusqu’aux produits finis », expliquent Lauriane Toutain, responsable qualité lait et Marie-Paule Pouliquen, directrice marketing. L’objectif est d’anticiper les attentes sociétales, les demandes des clients et les évolutions de la réglementation, tout en développant « la meilleure performance économique » à tous les niveaux de la filière. Des diagnostics, intégrant un certain nombre de pré requis (charte des bonnes pratiques d’élevage, certifications...), sont mis en œuvre aussi bien auprès des producteurs que des sites industriels et débouchent sur des plans d’amélioration. Pour les producteurs, ils portent sur le bien-être animal, la qualité du lait (mammites, cellules) et l’environnement (gaz à effet de serre, biodiversité...).

Les Chinois « émerveillés de voir des vaches dehors »

Pour le bien-être animal, Laïta a élaboré son propre outil de diagnostic : temps de pâturage, confort des logettes, brosse et ventilateur, surface de couchage, mode d’alimentation, santé des mamelles, comportement des vaches... Pour l’empreinte environnementale, la coopérative s’appuie sur la démarche CAP2ER de l’Institut de l’élevage. Le quatrième enjeu - hommes et territoires - fait l’objet d’un accompagnement des éleveurs (formation, techniciens...) afin de leur « donner une vision d’ensemble du monde laitier, les aider à maintenir leurs compétences et les amener à s’impliquer dans la vie de leur coopérative ». Construite avec des groupes de producteurs, la charte de développement durable est une démarche volontaire, non assortie de plus-value, qui vise néanmoins tous les producteurs. Le retour doit être assuré par une meilleure gestion de l’atelier laitier. La charte ambitionne en effet d’aider les producteurs à « améliorer leur coût de production, tout en ayant un impact positif sur les enjeux du développement durable », indique Lauriane Toutain. Les premiers diagnostics montrent que « plein de choses sont bien faites ». Un paysage bocager qui contribue à la réduction des gaz à effet de serre, 200 jours de pâturage par an... Les clients chinois qui visitent l’Ouest de la France sont, parait-il, « émerveillés de voir des vaches dehors ».

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