Réussir lait 05 février 2018 à 01h00 | Par E.Bignon

[VIDEO] Récolte de l'ensilage d'herbe

DOSSIER RECOLTE DE L'ENSILAGE D'HERBE. Associé à une fauche à plat, le recours à l'andaineur à tapis permet de réaliser un ensilage d'herbe de haute qualité, sans pierres ni terre, en conservant l'intégralité des feuilles des légumineuses.

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L'andaineur à tapis évite l'effeuillage des légumineuses même si la récolte intervient en plein soleil, ainsi que la remontée de terre et de pierres.
L'andaineur à tapis évite l'effeuillage des légumineuses même si la récolte intervient en plein soleil, ainsi que la remontée de terre et de pierres. - © P. Martin

"Depuis deux ans, je préfère faire appel à l'ETA car elle est équipée d'un andaineur à tapis. Même en pleine chaleur, conserve l'intégralité des feuilles des légumineuses, apprécie Jacques Champs, éleveur à Usson-en-Forez à 950 m d'altitude. Avec un autre matériel, je ne pourrais obtenir un aussi bon résultat seulement en travaillant à la fraîche, mais cela ne me laisserait qu'un créneau d'intervention très limite(1h30). »

Un fanage rapide pour ébouriffer l'herbe

L'andaineur à tapis évite aussi de souiller le fourrage avec de la terre et de ramener des pierres. « Je règle la largeur de l'andain en fonction de la quantité d'herbe à ramasser et du matériel de récolte, souligne Mathieu Valla, entrepreneur en Haute-Loire et sur les départements limitrophes. On sort des andains réguliers très aérés qui facilitent l'alimentation de la machine de récolte derrière. Je peux ramasser entre 7 et 15 m, ce qui permet de bons débits de chantier d'ensilage. Par contre, il faut que ça suive au niveau du tassage du silo ! »

Sur l'exploitation, l'andainage revient à 40 EUR/ha (3 ha/h). « Cela représente un surcoût, mais que l'on compense par la baisse du coût de la fauche et de la récolte (20 ha récoltés dans la matinée), la souplesse permise lors du chantier et surtout la meilleure qualité du fourrage », considère Jacques Champs.

[VIDEO] Retrouvez une vidéo de la prestation d'andaineur à tapis que propose l'ETA Valla.

La relation avec l'entrepreneur compte beaucoup

« Nouer un vrai partenariat entre l'eleveur et l'ETA contribue grandement à la qualite du chantier de récolte », considère Mathieu Valla, entrepreneur. Dans l'intérêt des deux parties, l'idéal est de contacter son entrepreneur des février-mars pour l'avertir du chantier a déléguer et de ses besoins. « Cela nous permet de réserver le matériel nécessaire en amont et de mettre en oeuvre les moyens pour répondre à la demande", souligne-t-il.

"En appelant au dernier moment, il est difficile de bien travailler et de planifier correctement les chantiers. » Ensuite, la date exacte de l'intervention est fixée une petite semaine a l'avance. « Il est essentiel aussi de pouvoir échanger ensemble et de bien analyser ce que l'eleveur peut faire lui-même et ce qu'il vaut mieux qu'il délègue. Je pense notamment au tassage, qui est un élément-clé. Il est parfois dommage de faire un chantier nickel et de tout gâcher à la fin par un tassage insuffisant. »

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