Réussir lait 10 octobre 2017 à 08h00 | Par Emeline Bignon

La betterave fourragère a la cote en Nouvelle-Zélande

Les surfaces en betteraves fourragères ne cessent de progresser dans l’hémisphère Sud. Les éleveurs apprécient ce fourrage qui atteint d’excellents rendements.

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Les surfaces en betteraves fourragères atteignent bientôt 100 000 hectares en Nouvelle-Zélande. Le marché de l'export de semences augmente de 10 à 15 % par an.
Les surfaces en betteraves fourragères atteignent bientôt 100 000 hectares en Nouvelle-Zélande. Le marché de l'export de semences augmente de 10 à 15 % par an. - © Emeline Bignon

Le marché de l’export des semences de betteraves fourragères vers l’hémisphère Sud, et en particulier vers la Nouvelle-Zélande, connaît une progression annuelle à deux chiffres depuis deux ans. « Les surfaces en betteraves fourragères augmentent de 10 à 15 % par an et approchent bientôt les 100 000 hectares », affirme Gérard Deroulers, président de l’Association pour le développement de la betterave fourragère monogerme. L’export vers cette région a démarré doucement en 2007-2008 et ne cesse, depuis, de monter en puissance. Les semences utilisées proviennent en très grande partie du nord de l’Union européenne. « Pour les semenciers européens, le marché de l’export représente désormais 60 % des ventes des semences de betteraves fourragères. »

Cet intérêt pour ce fourrage s’explique en partie par la conjoncture laitière qui nécessite la production de fourrages compétitifs. Rappelons que la betterave est l’un des fourrages les moins chers à produire ramenés à l’UFL/ha. D’autant plus que les Néo-Zélandais disposent de deux atouts de poids. D’une part, des rendements de l’ordre de 25 à 26 tMS/ha, soit 20 à 30 % supérieurs à ceux obtenus en France, grâce à des conditions exceptionnelles et à l’irrigation. Et d’autre part, ils exploitent la betterave au pâturage (au fil), s’affranchissant ainsi des frais et contraintes liés à la récolte, au stockage, à la conservation, à la distribution du fourrage… « Les éleveurs apprécient aussi de pouvoir associer la betterave à l’ensilage d’herbe. »

Un regain d’intérêt également en France

En France aussi, on sent un regain d’intérêt pour ce fourrage ces dernières années. En moyenne, sur trois ans (campagnes 2013 à 2015), le marché a connu une augmentation annuelle de 8 à 8,5 %. Et, on s’achemine sur la campagne qui s’achève vers une hausse de 8 à 10 %. Si les surfaces progressent, la sole française (16 000 à 17 000 hectares) reste encore bien en deçà des 120 000 hectares cultivés dans l’hexagone avant la PAC de 1992.

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