Réussir lait 04 décembre 2013 à 08h00 | Par Véronique Bargain

« Il faut valoriser la proximité produit/services » estime Olivier Clanchin

Comment les entreprises agroalimentaires bretonnes s'adaptent-elles à la volatilité des cours des matières premières ? Analyse d'Olivier Clanchin, président de Triballat Noyal.

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L'évolution des cours des matières premières a de lourdes conséquences pour les entreprises agroalimentaires. « Les négociations annuelles avec les distributeurs sont ardues. Il est difficile de répercuter une hausse des matières premières alors que la répercussion est immédiate en cas de baisse », a témoigné Olivier Clanchin, président de Triballat Noyal et de l'Association bretonne des entreprises agroalimentaires (ABEA), lors du Carrefour des matières premières co-organisé au Space par Nutrinoë et Feedsim Avenir. « Jusqu'en 2007, l'augmentation des volumes permettait de compenser la baisse des marges, qui ont été divisées par deux en vingt ans. Mais depuis 2007, les volumes n'augmentent plus et il n'y a plus d'économies d'échelle possibles.


Les entreprises mutualisent leurs achats pour réduire les coûts


Les entreprises doivent donc trouver de nouveaux mécanismes et s'approcher des vraies attentes des consommateurs. La concentration constatée actuellement en lait est une solution. Une autre voie est la mutualisation des achats. Le GIE Maîtres Salaisonniers Bretons, créé par des salaisonniers mais qui regroupe aujourd'hui quatorze entreprises de secteurs divers, dont Triballat, permet de mutualiser les achats de matières premières, emballages, services et ainsi de faire des économies.
Les entreprises doivent aussi créer de la valeur par l'innovation et la proximité produits/services. « Le centre culinaire contemporain créé à Rennes dans une logique de proximité est un bon exemple. Il permet de cerner les attentes des consommateurs, d'imaginer de nouveaux produits et de rapprocher tous les acteurs de la filière, poursuit Olivier Clanchin. Il est possible aussi d'amener ses fournisseurs dans l'entreprise, ce qui limite les coûts de transport, les problèmes de stocks, ou encore de travailler comme co-traitant d'une entreprise voisine. » Triballat fabrique désormais la béchamel dont a besoin une entreprise agroalimentaire voisine. « Il est important aussi de ne rien jeter, de valoriser toutes les matières premières, comme avec le cracking du lait par exemple, et de valoriser aussi les rejets. »

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