Réussir lait 08 août 2017 à 08h00 | Par C. Pruilh

Etats-Unis et Nouvelle-Zélande à l'offensive malgré leurs contraintes

Les deux gros concurrents de l'Union européenne ont des ambitions fortes en matière de production laitière et d'exportations.

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- © M. Richard

Où en sont les deux gros concurrents de l'Union européenne ? Aux Etats-Unis (1), les perspectives 2017 sont "la poursuite de la hausse de la production laitière (+2,5% selon l'USDA), favorisée par des prix bas de l'énergie et des aliments, et toujours soutenue par une demande intérieure dynamique, notamment en beurre et en fromage. Les exportations sont attendues en hausse pour les protéines et les fromages. A plus long terme, on s'attend à une continuité de ce scénario, avec des excédents protéiques croissants à exporter", résume Mélanie Richard, de l'Institut de l'élevage, lors de la journée sur les marchés mondiaux du lait en juin dernier.

Mais les Etats-Unis ont un point de fragilité : le dollar fort contrarie leur compétitivité. "La très bonne valorisation des matières grasses et des fromages sur leur marché intérieur leur permet d'exporter leurs excédents protéiques à des prix compétitifs. Quand ils sont moins compétitifs, ils se concentrent sur les pays voisins de l'Alena (zone de libre échange) où ils entrent sans droit de douane." Malgré tout, souffrant d'un manque de compétitivité, les stocks de fromages grossissent depuis deux ans.

En Nouvelle-Zélande (2), en baisse depuis 2015, la production est repartie début 2017 et le second semestre s'annonce en hausse. Le cheptel est étoffé, les prairies en bon état, et la coopérative Fonterra a annoncé un prix du lait incitatif, à 6,75 (353 €/t) hors dividende pour la campagne 2017-2018. "Il y aura donc plus de disponiblités à l'exportation. La tranformation poursuit son orientation vers plus de produits à plus forte valeur ajoutée. A plus long terme, la filière affiche sa volonté de croissance de la production et des exportations, expose Mélanie Richard. Il reste des marges de manoeuvres, même si la production ne pourra plus progresser autant que ces dix dernières années et qu'elle plafonnera à plus long terme, en lien notamment avec les contraintes environnementales."

(1) Lire Réussir Lait d'avril 2017, n°312, page 70

(2) Lire Réussir lait de mai 2017, n°313, page 60

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