Réussir lait 03 mars 2015 à 08h00 | Par A. Conté

En 2014 : hausse significative des résultats économiques des ateliers laitiers

Estimations sur les exploitations des Réseaux d’élevage. L’année 2014 ne sera pas de trop pour renflouer les trésoreries. Les exploitations spécialisées sont celles qui s’en sortent le mieux.

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- © S3E/Institut de l'élevage

L’Institut de l’élevage a comme chaque année établi des estimations du revenu 2014 à partir de 250 exploitations issues des Réseaux d’élevage. Il s’agit d’une estimation du résultat courant avant impôt et cotisations sociales (RCAI).

L’objectif est d’évaluer l’impact de la conjoncture sur les systèmes de production à partir d’indices de prix et de volumes de lait appliqués sur les postes de charges et de produits de l’année 2013.

Les dates de clôture comptables sont comprises entre le 30 septembre 2013 et le 31 mars 2014. Voici les tendances extraites du dossier annuel bovin lait.

Laitiers spécialisés de plaine : hausse de 7 000 €/UMO

Alors que de 2007 à 2012, les exploitations associant lait et cultures obtenaient les meilleurs résultats, depuis 2013, les spécialisées tirent davantage parti de l’amélioration de la conjoncture laitière. Avec 39 500 €/UMO exploitant, elles dégagent les résultats les plus élevés (avec les montagnes de l’Est) malgré la baisse de 20 % du produit cultures et de 10 % des aides PAC.

En 2014, les livraisons laitières ont été stimulées par le bon niveau des prix et des conditions fourragères favorables. Les charges d’aliments ont enregistré une baisse régulière dont l’incidence reste limitée en raison de l’augmentation des effectifs animaux ainsi que de certains postes comme les frais vétérinaires.

Dans ces systèmes présents sur la façade Ouest et dans le Nord et le Nord-Est, le maïs couvre plus de 30 % de la SFP et l’herbe pâturée est en constante diminution.


- © S3E/Institut de l'élevage

Lait et viande bovine : évolution un peu moins favorable

Les prix des viandes bovines ont baissé de 6 % en 2014 après trois années consécutives de progression. Mais l’augmentation du produit lait (due à + 40 000 litres produits soit +7 % et +21 €/1 000 1 sur le prix du lait) fait plus que compenser la baisse des produits viande et cultures.

Les charges opérationnelles sont en légère baisse (- 1 %). Le revenu est attendu en hausse de 10 à 15 % par rapport à 2013. Avec la fin des quotas, on s’attend à un recul de la production de taurillons dans l’Ouest ; les ateliers viande de l’Est valorisateurs de surfaces en herbe devraient se maintenir.

Lait et cultures de vente : légère baisse du revenu

La hausse du prix du lait limite la perte de revenu liée à la baisse du produit cultures d’environ 20 % (effet prix). C’est l’atelier lait qui fait le revenu de ces systèmes en 2014. Celui-ci, comme en 2013, est en dessous de la moyenne (moins de 28 000 €/UMO). C’est dans ces zones de polyculture élevage que la hausse de production laitière a été la plus marquée (+9 % soit près de 50 000 1 de plus).

En montagne : année favorable

Les filières AOP-IGP des Alpes et du Jura voient leur revenu rebondir spectaculairement après la baisse de 2013. La bonne santé du marché des fromages et surtout une année climatique favorable (sauf en altitude) ont permis d’égaler le record de 2010. On estime à plus de 9 % les volumes supplémentaires produits par rapport à 2013. Les charges de structure pèsent toutefois de plus en plus lourd et les coûts de production sont élevés.

Les élevages de montagne avec maïs (bordure Est et Sud du Massif central et piémonts) bénéficient de bons rendements en maïs, d’une pousse continue de l’herbe, et de l’embellie du prix du lait. Les aides sont stables, et les charges opérationnelles diminuent légèrement. Au final, le revenu s’améliore de 33 % par rapport à 2013 mais reste bien inférieur à celui des spécialisés de plaine.

Dans l’Ouest du Massif central, la production, favorisée par une bonne saison de pâturage et des prix du lait incitatifs (+20 €/1 000 1), est en hausse de près de 10 % dans l’échantillon. Le revenu aurait progressé d’environ 9 000 €/ UMO. La baisse du 1er pilier est compensée par une hausse de l’ICHN.

D’après le dossier annuel bovins lait Le document complet en vente sur Idele : fr/http://Idele.fr/Annuel Bovin Lait/Commande Technipel)

Des écarts très importants entre exploitations

Dans tous les systèmes, la moyenne masque de gros écarts de résultat (RCAI).

Le quart supérieur des spécialisées de plaine dégage plus de 52 000 €/UMO contre moins de 23 000 €/UMO pour le quart inférieur.

Dans les exploitations lait et cultures de vente, les écarts sont encore plus importants (45 000 €/UMO contre 10 000 €/UMO).

Les résultats sont un peu plus resserrés dans les exploitations de montagne.

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